a contribution by Po B. K. Lomami

When people ask me if I go to the pride march here I just answer that I don’t do pride marches.

I was not proud in the pride march.
I was not proud to march with the banks. I was not proud to march with the right wing. I was not proud to march with the cops. I was not proud to march in a march that’s not accessible. I was not proud to march with the racism/islamophobia/exoticism/saviorism. I was not proud to march with transphobia. I was not proud to march with the overall washing and depoliticization. I was not proud to march for political parties. I was not proud to march for capitalism. I was not proud to march for the glory of the allies. I was not proud to march as the usefull proof of “”diversity/openness/lookwearesogoodpeople””… I could say so many other things, the list is very long.

In the pride march, I felt like collaborating to my invisibilization, expropriation, exploitation, abuse and those of many others.

I was not proud in The Belgian Pride. We could meet, discuss, organize, fight back… but any action was hijacked by their communication strategies with so much pride. They sell.

They took the pride away from me.

People just talk.

I don’t do pride march.

 

 

Traduction: (merci Marlène!)

 

Quand on me demande si je vais à la Pride, je réponds que non.

Je n’étais pas fière à la marche des fiertés (Pride).

Je n’étais pas fière de marcher avec les banques, de marcher avec l’extrême droite, de marcher avec les policiers. Je n’étais pas fière de marcher à une marche inaccessible. Je n’étais pas fière de marcher avec le racisme, l’islamophobie, l’exotisme, avec « ceux qui ont le complexe du sauveur ». Je n’étais pas fière de marcher avec les transphobes. Je n’étais pas fière de marcher avec cette dépolitisation ambiante. Je n’étais pas fière de marcher avec les partis politiques. Je n’étais pas fière de marcher pour le capitalisme. Je n’étais pas fière de marcher pour la gloire des alliés. Je n’étais pas fière de marcher pour prouver la diversité, l’ouverture d’esprit, le « regarde comme on est des gens bien ». J’ai encore beaucoup de choses à dire, la liste est longue.

Dans la marche des fiertés, j’ai senti que je contribuais à mon invisibilisation, mon expropriation, mon exploitation et ceux.elles de beaucoup d’autres.

Je n’étais pas fière à la Begian Pride. On pourrait discuter, se rencontrer, s’organiser, se défendre… mais la moindre action finit toujours par être détournée par leurs stratégies de communication pleine de fierté. Ils monétisent tout.

Ils ont volé ma fierté.

Les gens ne font que parler.

Moi je ne vais pas à la Pride.